ROUE N°468.p65 - Nigerdiaspora
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ROUE N°468.p65 - Nigerdiaspora
8ème année N° 468 du 12 Août 2009 Prix : 300 FCFA Autres pays : 2 Euros Siège : Zabarkan, Rue du SNEN BP : 5005 Niamey - Tél : 74 05 69 "La Roue de l'histoire tourne inexorablement et personne ne peut l'arrêter" Citation de la semaine : "Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution" Article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 Hebdomadaire nigérien d'informations générales, d’analyses et de formation paraissant tous les mercredis INVESTIGA TIONS NVESTIGATIONS FINANCIÈRES À L’ASSEMBLÉE NA TIONALE NATIONALE Mahamane Ousmane sur les traces de Hama Amadou L’information circule depuis quelques jours dans les cabinets politiques et principalement dans les milieux favorables au Président Tandja Mamadou. Une vaste inspection est conduite à l’initiative de Tandja Mamadou pour fouiller et éplucher tous les chiffres de dépenses de l’Assemblée Nationale. Une investigation laborieuse au cours de laquelle l’inspecteur d’Etat Djingarey Banakoye va examiner à la loupe la gestion complète des Inquiété avec les investigations finances de l’Assemblée Nationale Recherché avec un madat à l’Assemblée Nationale tout au long des deux législatures. d’arrêt international SOMMAIRE P ROCESSUS RÉFÉRENDAIRE : Des personnalités Tazartché chassées de la CDS APRÈS LE RÉFÉRENDUM DU 04 A OÛT, Deux camps Tazar tchistes azartchistes s’af frontent s’affrontent NATION Echos et activités de la classe politique et de la société civile etc... P OINT DE PRESSE DU MINISTRE DES T RANSPORTS : P ROCESSUS Jordan A viation et Niger Sahel Airlines choiAviation sies pour transpor ter les pèlerins nigériens transporter Le Ministre des Transports et de l’Aviation civile, Issa Mazou a animé, le jeudi 6 août 2009, dans la salle de conseil de la CNSS de Niamey, un point de presse sur le choix des compagnies aériennes pour le transport des pèlerins nigériens du hadj 2009. A l’issue du dépouillement de la commission a-t-il déclaré, les compagnies Jordan Aviation qui propose quatre avions de type B 767-200 de 266 à 290 places chacun, et Niger Sahel Airlines qui propose, en partenariat avec Al Wafeer Air, trois avions de type B 747-400 de 480 places chacun, ont été retenues pour transporter les 9000 pèlerins nigériens aux lieux saints de l’islam afin d’accomplir leur rite religieux. Le Ministre Issa Mazou a précisé que Jordan Aviation a été retenue pour deux lots de 3000 pèlerins chacun contre un lot de 3000 pèlerins pour Niger Sahel Airlines. Cette année, a annoncé Issa Mazou, ce sont sept offres provenant de Centrafrique Air Express, Délia import export et services de la Côte d’Ivoire, Niger Sahel Airlines, Jordan Aviation du royaume de Jordanie, Max Air Limited du Nigeria, Air Niamey et Air Contact du Niger qui ont été enregistrées suite à l’appel d’offre du 20 juin 2009, dont les plis ont été ouverts le 25 juillet 2009, conformément aux critères de l’Agence de Régulation des Marchés publiques (ARMP). Selon lui, sur la base du quota du Niger qui est de 9000 pèlerins cette année, trois lots de 3000 pèlerins ont été retenus et chaque compagnie peut soumissionner pour deux lots au maximum. Pour être choisie, a-t-il indiqué en effet, la compagnie doit, pour un lot de 3000 pèlerins, avoir trois avions dont deux d’opération et un en standby pour suppléer en cas de panne ; être membre de l’Association internationale des transports aériens (IATA) et posséder des documents officiels d’autorisation d’exploitation en Arabie Saoudite dont, dans le cas d’espèce du Niger, le FOC (Foreign Operator Authorization Requirements for Commercial Operations within the Kingdom of Saudi Arabia) a été demandé. Mieux, a ajouté M. Issa Mazou, les autorités nigériennes demandent des arrangements pour s’assurer que la compagnie a pris attache avec les services techniques de l’aéroport pour son assistance, son ravitaillement en carburant et le paiement des PROCHAINES redevances et taxes d’aéroport, pour le repos des équipages et les prestations servies aux passagers à bord de l’avion tant à Niamey qu’en Arabie Saoudite. Après, a-t-il souligné, il est procédé à l’ouverture des offres financières des compagnies techniquement retenues tout en, non seulement, cherchant pour les pèlerins, les tarifs les plus bas possibles, mais aussi et surtout des conditions de sécurité, de régularité et de fiabilité. Contrairement en 2008 où il était de 1.029.000FCFA, s’est réjoui le Ministre des Transports, le tarif retenu pour les deux transporteurs, cette année, est de 855.000FCFA par pèlerin. Le départ sur Djeddah est prévu en novembre 2009 tandis que le retour des pèlerins interviendra en décembre 2009, après un séjour qui ne dépassera pas 30 jours en Arabie Saoudite, a expliqué Issa Mazou. Chaque phase durera au plus dix jours entre le premier et le dernier vol, a-t-il rassuré. Il a par ailleurs invité les futurs pèlerins à s’inscrire aux agences de leur choix avant la date du 25 septembre 2009, délai de rigueur, pour le respect des engagements avec les autorités saoudiennes. Le Ministre Issa Mazou a enfin lancé un appel aux agences de pèlerinage afin de prendre des dispositions pour dresser les formats retenus, établir les passeports ordinaires puisqu’il n’y a plus de passeports spéciaux, faire établir les visas hadj pour les pèlerins, et aux encadreurs de débuter la formation et l’initiation des futurs pèlerins. Mamane Abdou ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES : Un autre son de cloche Dans sa déclaration du 11 août 2009, la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR) déclare’’ ne prendre part à aucune élection organisée en dehors de la Constitution du 09 août 2009. Mieux, elle déclare ‘’la réhabilitation à compter du 24 août 2009, de l’Assemblée nationale dissoute, du fait du refus de M. Mamadou Tandja d’organiser des élections législatives anticipées prescrites par l’Article 48 de la Constitution’’. Mieux, elle marque sa volonté de réhabiliter l’Assemblée Nationale dissoute le 26 mai dernier. Manifestement cet appel semble ne pas concerner tous les partis politiques de la place. Un certain nombre de partis ont toujours déclaré leur intention de ne pas faire la politique de la chaise vide. Pour le moment on sait que le PNA-Al’Oumma de Sanoussi Tambari Jackou et le PUNDSalama de Akoli Daouel, n’ont jamais fait mystère de leur position depuis la création du Front pour la Défense de la Démocratie (FDD) d’aller aux élections législatives et locales, si jamais elles sont organisées. Déjà au niveau de la CENI, trois partis membres du FDD ont refusé de retirer leurs représentants de cette institution. C’est le cas du RSV-Ni’Ima de Adamou Garba, du PUND-Salama et le parti Wangari. Les quatre partis membres du MDDR (CDSRahama ; UDR-Tabbat ; UDFP-Sawaba et MPSP-Kawassara) ont maintenu aussi leurs représentants à la CENI et dans tous ces démembrements. Pour se solidariser du groupe, le PNA- 2 Al’Oumma a retiré son représentant de la CENI, répondant ainsi au mot d’ordre du FDD. Cependant s’agissant de la participation aux élections législatives et locales, le PNA-Al’Oumma a toujours réaffirmé sa volonté d’y participer, a souligné Sanoussi Tambari Jackou. La commission politique du Parti Nigérien pour l’Autogestion s’est réunie le samedi dernier et a confirmé cette option, selon son leader Sanoussi Jackou. Cette décision, ajoutera-t-il, a été entérinée par le bureau politique National à l’occasion de sa réunion du dimanche 10 août 2009. Toutefois, précise le président Sanoussi Jackou, des concertations sont en cours au niveau de toutes les structures du parti pour adopter une position majoritaire sur cette question. Favorable ou défavorable à la participation aux élections législatives et locales, seule la position majoritaire du parti tranchera en définitive, conclura-t-il sur cette question. Sanoussi Jackou réitère par contre clairement que ‘’le PNA-Al’Oumma demeure dans l’opposition CFD, Coordination des Forces Démocratiques, mais entend se présenter aux élections législatives et locales prochaines’’. Pour le leader du PNAAl’Oumma qui fait toujours référence au régime de la 4ème République où l’opposition a refusé de prendre part aux élections, refuser de participer à ces élections est un suicide politique que son parti n’est pas prêt à affronter. Laoual Sallaou Ismaël RÉFÉRENDAIRE : Des personnalités TTazar azar tché azartché chassées de la CDS La convention démocratique et sociale de Mahamane Ousmane a tiré les choses au clair. Elle ne peut plus continuer à abriter des cadres totalement investis dans le projet Tazartché du Président Tandja Mamadou. Par une décision de son bureau politique datée du 25 juillet dernier, la CDS a adopté des mesures de sanctions disciplinaires à l’encontre de plusieurs de ses cadres qui, en poste au niveau de l’administration de l’Etat, se sont illustrés dans la campagne pour le référendum. Ainsi, 10 cadres de la CDS dont deux gouverneurs de région, des préfets et des chefs de poste administratif ont écopé d’une mesure définitive d’exclusion du parti. Une autre décision a concerné des mesures de suspension temporaire de six mois prononcée à l’encontre de deux responsables du parti, tous deux responsables au sein de l’administration. Par ces mesures, la CDS a voulu se démarquer totalement du processus du référendum constitutionnel qu’elle a déjà dénoncé au cours de ses précédentes déclarations. La toute première position du bureau politique de la CDS, faut-il le rappeler, a été affirmée le 14 mai 2009 quand la CDS a parlé de processus inconstitutionnel, s’agissant du projet de référendum annoncé par le président Tandja Mamadou. Cette position de la CDS nettement opposée au processus de référendum constitutionnel sera par la suite plusieurs fois réaffirmée et le 18 juillet 2009, dans une déclaration conjointe avec l’ANDP, les bureaux politiques des deux partis vont demander à leurs cadres en poste au niveau des régions, des préfectures et des postes administratifs de démissionner de leur fonction pour ne plus être investis par la machine gouvernementale dans la campagne référendaire. A l’ANDP comme à la CDS, cet appel n’aura aucun écho. Le gouverneur de la région de Diffa Oumarou Yacouba, cadre de l’ANDP, le gouverneur de la région de Maradi Ali Chaïbou Maâzou et le gouverneur de la région d’Agadez Abba Malam Boukar, tous deux cadres de la CDS, les préfets et chefs de postes administratifs vont continuer leur participation dans la campagne Tazartché. Partis membres de l’ancienne alliance présidentielle AFDR autour de Tandja Mamadou, la CDS et l’ANDP sont les seuls partis actuellement opposés au référendum qui disposaient de cadres à la tête des entités administratives des régions et des départements. Récemment encore, la CDS et l’ANDP ont dû laisser quelques plumes quand ils ont demandé à leurs militants de quitter leur fonction au sein du gouvernement. Avec un effectif de 9 ministres, cadres de la CDS, le parti a dû tourner le dos à Djida Amadou, ministre de la défense qui a préféré casser ses amitiés avec le parti de Mahamane Ousmane pour poursuivre ses engagements avec le projet Tazartché. L’autre membre du gouvernement et membre de la CDS, Abdou Daouda Maïna, favorable à Tazartché est décédé avant. Deux membres du gouvernement sur les trois que compte l’ANDP ont répondu au mot d’ordre du parti en donnant leur démission. Le professeur Harouna Sidikou a glissé vers le MNSD de Seïni Omar pour poursuivre la campagne Tazartché. Au niveau de l’ANDP, avec le décès du père fondateur du parti Adamou Moumouni Djermakoye, la situation est restée en l’état malgré la rébellion au mot d’ordre du parti de certains cadres ANDP. Ibrahim Elhadj dit Hima Liste des personnalités exclues de la CDS : 1-Abba Malam Boukar, à Agadez 2-Ali Chaïbou Maâzou, à Maradi 3-Ibrahim Samba, à Magaria 4-Harouna Wata, à Tillabéry 5-Abdou Zaroumey, à Tessaoua 6-Ali Diadié, à Illéla 7-Mohamed Sinad, à Malbaza 8-Issaka Bahago, à Gazaoua 9-Idrissa Boubacar, à Falmeye 10-Seybou Tamoudari, à Damagaram Takayya Liste des personnalités suspendues de la CDS pour 6 mois 1-Issoufou Namassa 2-Illiassou Abdourahamane COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’AMBASSADE DES ET ATS-UNIS D’AMERIQUE ETA L’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Niger a appris avec indignation et amertume la rumeur parue dans ’’l’Enquêteur’’, bimensuel Nigérien d’enquêtes du 10 août 2009, selon laquelle le leader du FDD Le Sieur Mahamadou Issoufou, Président du PNDS-Tarayya aurait demandé et obtenu refuge à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à la veille du référendum, tenu le 04 août 2009. Respectueux de la liberté de la presse et des valeurs démocratiques, nous n’avons pas l’habitude de répondre aux rumeurs. Mais nous ne saurions garder le silence avec la diffusion de telles allégations mensongères. C’est pourquoi, l’Ambassade des Etats-Unis tient à apporter un démenti catégorique à cette rumeur infondée. Notre pays, les Etats-Unis, a toujours soutenu à travers son Centre Culturel, les medias nigériens, par l’organisation des ateliers de formation sur le respect des règles d’éthique et déontologie ainsi que sur la pratique du journalisme d’investigation. Tout en réitérant ce soutien, l’Ambassade des Etats-Unis marque toute sa déception vis-à-vis de certains medias peu soucieux des règles élémentaires du métier du journaliste et les invite par la même occasion à faire preuve de plus de rigueur et de professionnalisme. Roue de l’Histoire n° 468 du 12 Août 2009 POLITIQUE INVESTIGA TIONS FINANCIÈRES À L’ASSEMBLÉE NA TIONALE NVESTIGATIONS NATIONALE Mahamane Ousmane sur les traces de Hama Amadou L’information circule depuis quelques jours dans les cabinets politiques et principalement dans les milieux favorables au Président Tandja Mamadou. Une vaste inspection est conduite à l’initiative de Tandja Mamadou pour fouiller et éplucher tous les chiffres de dépenses de l’Assemblée Nationale. Une investigation laborieuse au cours de laquelle l’inspecteur d’Etat Djingarey Banakoye va examiner à la loupe la gestion complète des finances de l’Assemblée Nationale tout au long des deux législatures. Depuis plus d’une semaine qu’il a pris d’assaut la comptabilité de l’Assemblée, indique-t-on du côté de l’administration parlementaire, le limier en chef en matière de la discipline financière, s’est pratiquement enfermé dans les bureaux de l’Assemblée Nationale devant la pile des documents comptables du parlement pour débusquer les moindres traces de détournement. La tâche ne sera pas mince pour Djingarey Banakoye quand on sait que annuellement, c’est un budget de plusieurs milliards de francs CFA qui est manipulé par le questeur de l’Assemblée Nationale en rapport avec le président du parlement Mahamane Ousmane. A titre indicatif, le dernier budget du parlement national pour l’année 2009 tournait autour de 8 milliards de francs CFA, même s’il ne sera pas totalement exécuté puisque l’Assemblée Nationale a été dissoute le 26 mai 2009. Outre les indemnités et avantages des parlementaires et les dépenses de fonctionnement, ce budget comporte une part importante affectée aux dépenses d’investissement notamment avec les marchés d’acquisition des matériels roulants, les équipements de bureau, l’achat des fournitures et aussi la réalisation d’un certain nombre de constructions des bâtiments en cours avant la dissolution de l’Assemblée Nationale. Un aspect qui a particulièrement marqué la gestion des ressources financiè- APRÈS LE RÉFÉRENDUM DU 04 res de l’Assemblée Nationale a été le dépassement budgétaire qui se chiffrait chaque année à plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Autre détail qui va sans doute intéresser l’inspection conduite par Djingarey Banakoye, la très controversée affaire des avantages irrégulièrement perçus par les parlementaires, avantages financiers qui avaient alimenté des débats rugueux entre les députés nationaux et les acteurs de la société civile principalement du mouvement citoyen pour la paix et la République de Nouhou Arzika. Récemment encore, le samedi 8 août dernier, dans une conférence de presse qu’il a tenue au siège de son organisation, Nouhou Arzika, aujourd’hui président du mouvement patriotique pour la défense de la nation et du peuple (MPDNP), était revenu sur cette question en annonçant que l’affaire des avantages irrégulièrement perçus par les députés sera poursuivie et le peuple sera mis dans ses droits. Mains propres et commerce politique L’opération mains propres comme l’évoque le camp Tandja Mamadou ne convainc plus personne. L’opinion nationale, en effet, croit de moins en moins. L’affaire MEBA, l’affaire Abouba Ganda, l’affaire fonds d’aide à la presse, tout cela sent aujourd’hui la magouille et la manipulation des dossiers judiciaires pour le compte des calculs politiques du camp Tandja Mamadou. L’affaire MEBA a fait impression et illusion. A son déclenchement en 2006, l’opinion nationale avait perçu par là une opération historique dans le sens de l’assainissement des finances publiques, surtout lorsque des menaces de sanctions avaient porté sur de hauts responsables gouvernementaux. Pour faire complet dans la mise en scène, deux membres du gouvernement avaient en effet été incriminés. Il n’y a eu jamais de procès, et personne ne saura plus ce que sont devenus les milliards de francs CFA du fonds PDDE. Aujourd’hui, Harouna Hamani, un responsable ministériel impliqué dans cette affaire est confortablement installé dans l’entourage de Tandja Mamadou. MEBA, on n’en parle plus. Le gendarme financier du cabinet de Tandja Mamadou, Djingarey Banakoye a effectué un travail costaud dans les finances de la communauté urbaine de Niamey. Un autre calcul politique était en vue. Le 16 juillet 2006, Hama Amadou, encore Premier Ministre et président du MNSD, qui marchait gaillardement vers le conquête du pouvoir, avait annoncé lors du célèbre meeting de l’arène de lutte que la mobilisation des militants dans la perspective des élections présidentielles 2009 repose sur trois personnalités clés de son équipe : Abouba Ganda, Amadou Salifou et Rabi Hima Yankori, la dream team, comme disent les Anglophones. Aujourd’hui que reste-t-il de cette équipe ? Dans la suite des investigations menées à la communauté urbaine de Niamey, Abouba Ganda va tomber. Incarcéré à la prison civile de Kollo pour détournement. A sa sortie de prison, Abouba Ganda a tiré les leçons de l’opération mains propres, il a pris récemment sa carte de Tazartché. Manipulation et opération chirurgicale A OÛT, Deux camps TTazar azar tchistes s’af frontent azartchistes s’affrontent Avant même la validation par la Cour Constitutionnelle des résultats du très controversé référendum du 04 août, les tazartchistes se gargarisant du ‘’plébiscite’’ qu’ils ont réalisé commencent déjà à penser la gestion de l’après référendum. Alors que l’un des arguments qu’ils ont étalé à la face du monde était la ‘’refondation de la République’’ et la ‘’fin de la dictature des partis, de la politique des salons et de la politique de partage’’, les thuriféraires du Tazartché commencent déjà à se déchirer par rapport à ces questions. Les divergences deviennent de plus en plus profondes entre les radicaux qui tirent sur tout ce qui bougent et les modérés qui marquent un temps de réflexion pour la poursuite de l’opération. Le camp des extrémistes bien connus, versés dans les petites combines, qui estiment que le Tazartché était leur propre combat- l’argument du Peuple n’étant qu’un moyenet qui n’ont que les provocations, les insultes et même la délation à la bouche, attend du Président Tandja plus de poigne. Pour eux, il faut se lancer dans la répression aveugle de tous ceux qui s’opposent à la marche vers la dictature certaine qu’ils ont imposée au Président Tandja qui finalement risque d’être leur otage. Ce camp attend surtout sa récompense par rapport aux efforts déployés, à l’énergie dépensée pour maintenir le Président Tandja au Pouvoir. Il y en a même qui pensent que le Premier Ministre actuel, président du MNSD-Nassara ne s’est pas suffisamment mouillé ainsi que son Secrétaire Général, le Ministre d’Etat Roue de l’Histoire n° 468 du 12 Août 2009 Albadé Abouba, le distributeur des ‘’dernières mises en garde’’ à qui ils reprochent d’avoir longtemps hésité et d’avoir pris le train en marche. A ce titre, ces responsables du MNSD doivent céder leurs places aux partisans de Tazartché de 1 ère heure. Dans ce camp des boutefeux, pas de pardon, pas de dialogue, pas de partis politiques. Rien que des individus dévoués à leur propre cause, celle de se propulser ou de se maintenir au pouvoir. Vaille que vaille. Déjà certains d’entre eux rêvent d’être Premier Ministre, président de la Cour des comptes, Ministre de la justice, président du Sénat et bien d’autres postes stratégiques. A coté de ces extrémistes qui veulent d’une purge générale et d’une répression des opposants, se dresse un autre camp qui s’oppose à la vendetta et à l’exclusion systématique. Pour ce camp, l’heure est à la réconciliation et à l’ouverture d’un large dialogue. Ces modérés sont, semble-t-il, en train de faire des pieds et des mains pour amener le Président Tandja à tendre la main à tous les opposants et à se lancer le plus rapidement possible dans l’organisation des élections législatives et locales consensuelles. Les fractures sont profondes, estiment-ils et la pression de l’extérieur très forte. Il faut faire impression pour montrer que le seul souci qui animait Tandja était d’offrir une Constitution au goût des nigériens estiment-t-ils. Seulement parviendront-ils à s’imposer ? Rien n’est moins sûr. La pression est forte de tout côté et les opposants ne sont pas prêts à se ranger dans cette logique, à l’étape actuelle de leur lutte pour la défense de la démocratie. Au contraire, ils ont opté dans leur déclaration du 11 août 2009 pour une radicalisation de leur mouvement. Mince chance donc pour un quelconque dialogue au grand dam des radicaux qui continueront encore à narguer les citoyens nigériens et à s’abriter derrière le peuple. Pour l’instant, la situation sociopolitique du pays se caractérise par une fermeté et une levée de boucliers entre le régime de Tandja et ceux qui sont opposés à son Tazartché, situation somme toute dangereuse et périlleuse pour le Niger. Laoual Sallaou Ismaël aussi dans l’affaire fonds d’aide à la presse. Toute l’instruction du dossier, toute la procédure judiciaire a été conduite sur un seul client : Hama Amadou, l’ordonnateur des dépenses, c’est-à-dire Ali Badjo Gamatié et le trésorier général Siddo Elhadj qui effectuait les paiements sur simple présentation de petits bons n’ont commis aucune faute. Ali Badjo Gamatié et Siddo Elhadj constituent aujourd’hui les hommes du Président, c’est-à-dire avec Seïni Omar l’ancien cartel Hama Amadou qui a pris aussi sa carte de Tazartché. La situation de Mahamane Ousmane à la lumière des investigations financières en cours s’apparente clairement à toutes ces affaires. Il faut surtout s’attendre à des investigations autour du président de l’Assemblée Nationale Mahamane Ousmane. Même si le premier questeur de l’Assemblée Nationale Salah Habi se trouve aujourd’hui avec Hama Amadou dans l’opposition à Tandja Mamadou, la questure ne sera point concernée par le travail de fouille de Djingarey Banakoye et le dernier questeur de l’Assemblée Nationale Djanaidou Gado Sabo pourra compter sur ses fidélités au camp présidentiel. La grosse inquiétude sera sans doute pour Mahamane Ousmane, président de la CDS, un parti engagé dans le front de l’opposition au processus de prolongation du mandat du président Tandja Mamadou. Pour l’instant l’ancien Premier ministre Hama Amadou continue de courir entre l’Europe et l’Afrique avec un mandat d’arrêt international à ses trousses. Si Tandja Mamadou se trouvait fortement acculé par le front de l’opposition, nul doute que le dossier de l’Assemblée Nationale sera une bonne carte entre ses mains. Si à priori il sera très peu probable que le président de l’Assemblée Nationale rejoigne les Seïni Omar et Abouba Ganda, il ne faut par contre point exclure qu’il tente de s’échapper pour rejoindre Hama Amadou avec lui aussi un mandat d’arrêt. Ibrahim Elhadj dit Hima La Roue de l'Histoire Hebdomadaire nigérien d'informations générales, d'analyse et de formation Siège : Zabarkan, Rue du SNEN Contact Téléphonique : 96 96 45 85 96 96 90 24 - 96 96 45 61-96 96 44 27 www. tamtaminfo.com E-mail : [email protected] [email protected] Fondateur Sanoussi Tambari Jackou Directeur de Publication, Laoual Sallaou Ismaël Rédacteur en Chef Ibrahim Elhadj dit Hima Comité de Rédaction Yahaya Garba Ismaël Laoual Sallaou Sanoussi Tambari Jackou Mamane Abdou Ibrahim Amadou Lamine Souleymane Ibrahim Elhadj dit Hima Service Commercial Yahaya Garba Saisie/ Routage Ibrahim Amadou Ibrahim Moussa Impression 2000 Exemplaires NIN 3 NATION «D ÉMISSION D’ OFFICE» DU V ICE-PRÉSIDENT DU CSC : Une sanction aux allures d’un règlement de compte C’est dans la plus grande discrétion que le Président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), M. Daouda Diallo a commencé à faire usage des pouvoirs exceptionnels qui lui avaient été attribués par le Président de la République. Sa première frappe n’est pas allée loin. Il l’a commencé dans la maison, c’est-à-dire au CSC même. En effet, le Vice président du CSC, M. Saley Hamido Kô a été la première victime des ‘’pouvoirs exceptionnels’’ du président Daouda Diallo. Il a été tout simplement congédié du CSC, sans tambours ni trompette. Le vendredi 31 juillet 2009, le Président du CSC enverra la lettre N°00086/PCSC à son vice-président pour lui notifier que : «…le Conseil a décidé de votre démission d’office au cours de sa session du 30 juillet 2009 à l’unanimité pour indiscipline caractérisée et violation de serment… ». Les Conseillers qui sont uniquement sollicités «pour constater la démission d’office» d’un pair pourraient-ils décider de quoi que ce soit ? N’est-ce pas là une simple formalité pour les Conseillers? du processus du limogeage du vice-présiEn fait la colère de Daouda Diallo remonte au 27 juin 2009, lorsqu’il décida seul dent devenu depuis quelque temps «indiscipliné» au goût du cerveau du «Tazartché». de la suspension des programmes de la Radio-Télévision Dounia. Six (6) conseillers Il est reproché à Hamido Kô, entre autres ‘’un comportement général d’obstruction se sont aussitôt désolidarisés de cette mesure arbitraire et diffusent le même jour systématique des travaux du conseil’’, allusion faite d’un épisode fait de demande un communiqué pour fustiger la ‘’violation des textes du Conseil’’. d’explication remontant au 4 novembre 2008 et d’échanges de correspondances En vérité, le Président du CSC se trouvait déjà dans la position de l’article 53 de datant respectivement du 6, 7 et 11 novembre 2008 entre les deux personnalités et la Constitution, se réfugiant dans «les pouvoirs exceptionnels» du Président de la aboutissant à l’engagement d’une procéRépublique. Il dira, entre autres, selon des dure disciplinaire. Toutefois, le président du CSC, grand stratège, attendra d’abord sources au parfum de l’affaire, que son acte d’obtenir les pleins pouvoirs qu’une ordonrépond à un souci de prévenir les dérapanance du Président de la République ne ges d’un média qui s’oppose au Pouvoir et fait fi de la déontologie et de l’éthique. C’est tardera pas à lui octroyer pour mettre en branle ce processus de déposition du vicepourquoi, dira-t-il, il a décidé de prendre cette mesure «à titre conservatoire» car s’il président devenu subitement indélicat. Désormais, la chose est entendue pour y avait, estime-t-il danger en la demeure… Saley Hamido Kô. Nanti de toutes les préLe vice-président Saley Hamido Kô rogatives du CSC, Daouda Diallo rédigera, s’était à cette occasion insurgé contre la à cette fin, le 24 juillet 2009 un rapport sur version des faits de M. Diallo. Il ne savait le vice-président pour les besoins de la cirpas qu’il signait son acte de mission au constance, certainement dans le but de se CSC. Le président du CSC engagera une «procédure disciplinaire» viciée contre son débarrasser du conseiller ‘’encombrant’’. Dans ce rapport, il écrira : «…les conseillers vice-président dès le 30 juin 2009. Après sont sollicités pour constater la démission plusieurs reports pour «raison d’opportud’office de Saley Hamido Kô, Vice-président nité», M. Daouda Diallo lança le manège du CSC». Doté de ses pleins pouvoirs et muni de ses chefs d’inculpation, il décida de convoquer la séance de mise en accusation du vice-président le 30 juillet 2009. Après une parodie de délibération à laquelle le vice-président refusa de participer pour vice de forme M. Daouda Diallo démet Saley Hamidou Kô de ses fonctions de vice-président et de sa qualité de membre du Conseil en violation du règlement du CSC. Acte collégial ou pas, les autres conseillers étaient invités seulement à constater impuissamment une décision arrêtée dans un rapport, semble-t-il, établi depuis le 24 juillet 2009. Même si le Président du CSC avait consacré un simulacre de séance à ce sujet, il ne cherche qu’à édulcorer son acte en faisant croire qu’il s’agit bel et bien d’une décision collégiale du Conseil alors même que depuis le 24 juillet 2009, sa décision de démettre le viceprésident, était en poche. Il faut rappeler également que comme le stipule le règlement, au CSC, comme dans n’importe quelle structure d’ailleurs, les sanctions disciplinaires sont d’ordre croissant. Dans son rapport en date du 24 juillet, le président Daouda Diallo n’a parlé que de mise en garde comme il en a l’habitude d’en distribuer à la presse privée indépendante. Quant à la démission d’office, elle est un acte volontaire et non une sanction et relève d’un cas d’empêchement comme la maladie ou le décès, ou encore le départ volontaire pour convenance personnelle. Aussi, les arguties et autres subterfuges du président du CSC, M. Daouda Diallo, pour donner un vernis de collégialité à sa décision ne trompent guère les nigériens habitués de plus en plus à ses nombreux abus de pouvoir. Dès lors, il est évident que «la démission d’office», qui est un non sens, dans ce contexte, dont est victime le vice-président du CSC sent du règlement de compte de la part d’un président gargarisé par ses pleins pouvoirs. Laoual Sallaou Ismaël MARIAGE Les familles -Amadou Hamani à Koiratagui Niamey -Tahirou Hamani à Koiratagui Niamey -Issa Hamani à Koiratagui Niamey -Amadou Djibo à Diffa -Amadou Seyni à Niamey Les familles -Feu Madame Bassy à Niamey -Keita à Niamey, Tillabéry, Konni, Dakoro, Zinder, Bamako, Abidjan, Belgique et USA -Dogon Gahila et Chatou Abdou à Filingué et Niamey -Idi Mamane et Hassane Mamane à Niamey Alassane N’Diaye et Youssou N’Diaye à Ny et Dakar Toutes ces familles, ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants M. Moussa Djibo & Melle Rékia Kassoum Keita A à Niamey Niamey Les cérémonies religieuses auront lieu Incha Allah le samedi 15 août 2009 à partir de 8 h au domicile de M. Kassoum Keita, en face du château d’eau du Grand Marché. Le Foyendi des femmes aura lieu sur la route de Say, 3ème virage à droite après la pharmatie Harobanda, 5ème virage à guache et 3ème maison à gauche, portail bleu. La semaine traditionnelle débutera le même jour chez le jeune marié à Kirkissoye Niamey SOCIÉTÉ DE PATRIMOINE DES EAUX DU NIGER SPEN SOCIETE D’ETAT AU CAPITAL DE 13 748 800 000 DE FRANCS CFA SIÈGE SOCIAL NIAMEY - IMMEUBLE SONARA II - BP 10 738 NIAMEY TEL : 20 73 43 40/ 20 73 53 20 - FAX : 20 73 46 40 - EMAIL : [email protected] Avis d’Appel d’Of fres National N° : 04/SPEN/2009 d’Offres Financement : BOAD 00 1.La Société de Patrimoine des Eaux du Niger (SPEN) a obtenu un financement de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour réaliser la Construction de son bâtiment d’exploitation dans la Communauté Urbaine de Niamey (quartier Koira Kano). 2.La Société de Patrimoine des Eaux du Niger a chargé le cabinet Adobe de la mise en œuvre du projet pour les études architecturales et la réalisation du dossier d’appel d’offres. 3.La Société de Patrimoine des Eaux du Niger lance un appel d’offres pour la construction de son bâtiment d’exploitation ; appel d’offres subdivisé en CINQ LOTS (5) INDISSOCIABLES. Chaque candidat est tenu de soumissionner pour l’ensemble des lots. Les cinq lots sont composés de : LOT 1 : TRAVAUX PREPARATOIRES, CONSTRUCTION DES POSTES DE SURVEILLANCE LOT 2 : TRAVAUX DE GROS ŒUVRE DE L’IMMEUBLE ET ETANCHETTE LOT 3 : TRAVAUX D’ELECTRICITE, INFORMATIQUETELEPHONIE, CLIMATISATION ET DE PLOMBERIE LOT 4 : TRAVAUX DE SECOND ŒUVRE MENUISERIES ET REVETEMENT LOT 5 : TRAVAUX DE FINITION (PEINTURE ET AMENAGEMENTS PAYSAGERS) 4 4.Le dossier d’appel d’offres peut être consulté pendant les heures ouvrables à partir du Lundi 17 Août 2009 ou peut être acheté à partir du Lundi 17 Août 2009 auprès de la Direction Comptable et Financière de la SPEN, Immeuble Sonara II, BP : 10738 Niamey Tél : (227) 20.73.82.60 moyennant paiement d’un montant non remboursable de 200.000 francs CFA. 5.Toutes les entreprises nigériennes de catégories III et plus du classement du Ministère chargé de la Construction de bâtiments et Travaux Publics et les groupements volontaires d’entreprises de catégorie II et plus, sont autorisées à acheter le dossier d’appel d’offres. 6.Les offres devront être valides pour une période de cent vingt (120) jours suivant la date limite de leur dépôt. Elles doivent être accompagnées d’une garantie d’un montant de 3% du montant de l’offre ou de sa contre-valeur dans une monnaie convertible et doivent être remises au secrétariat du Directeur Général de la SPEN Immeuble Sonara II, BP : 10738 Niamey, Tél : (227) 20.73.46.40 avant le 29 septembre 2009 à 9 heures trente minutes. Elles seront ouvertes dans la salle de réunion de la SPEN le même jour à 10 heures en présence des soumissionnaires qui souhaitent assister à l’ouverture des plis. Roue de l’Histoire n° 468 du 12 Août 2009 DES POLITIQUE RÉACTIONS EN SÉRIE POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE MAROU AMADOU Au nom du Droit de protester contre un régime policier» La situation sociopolitique au Niger n’a jamais été aussi alarmante que ces dernières 48 heures. La crise semble monter d’un cran au lendemain du référendum anticonstitutionnel du 04 août pour l’adoption d’une nouvelle constitution favorable au maintien de Tandja Mamadou au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. Structures de la société civile pareillement et organisations membres de la Coordination des Forces Démocratiques et la République (CFDR) multiplient des déclarations pour condamner le coup d’Etat contre la 5ème République. Ces déclarations informent bien sur la détermination des défenseurs de la démocratie, à rétablir l’ordre constitutionnel démoli par Tandja et ses thuriféraires. Tout a commencé moins de 24 heures après la ’’déclaration choque’’ rendue publique par le Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques (FUSAD), à l’occasion du 10ème anniversaire de la constitution du 09 août 1999, aujourd’hui menacée de dissolution par Tandja Mamadou en vue de s’arracher un mandat illégal de trois ans. Marou Amadou Président du FUSAD et ses camarades n’ont pas tari de mots pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de «forfaiture». Après avoir réitéré leur ferme intention de restaurer la légalité constitutionnelle au Niger, le FUSAD a déclaré «l’Assemblée Nationale initialement dissoute en fonction dans toutes ses prérogatives conformément à l’article 48, alinéa 2 de la Constitution du 09 Août 1999 aux côtés de la Cour Constitutionnelle présidée par Mme SALIFOU Fatimata BAZEYE et demande aux Forces Armées Nigériennes de leur vouer loyauté conformément à la lettre et à l’esprit de la Constitution du 09 Août 1999», rappelant ainsi les exigences déjà formulées par les différents fronts unis au sein de la CFDR. Cette déclaration du FUSAD a sans nul doute courroucer les détenteurs du pouvoir, en témoigne leur réaction expéditive, quelques heures après. Le Président du FUSAD, porte parole du Front pour la Défense de la Démocratie (FDD) va être interpellé par des éléments de la police aux environs de 6 Heures du matin alors qu’il venait de la Mosquée. Quelques instants après cette deuxième interpellation en moins de trois mois et pour presque les mêmes motifs, Marou Amadou a directement été mis sous mandat d’arrêt à la Prison Civile de Niamey et programmé pour être jugé le lendemain en Flagrant délit pour «Atteinte à la sûreté de l’Etat» !!! Des réactions en série pour condamner l’arbitraire «Cet acte d’une extrême gravité qui frappe un patriote de l’envergure de Marou Amadou qui a toujours lutté avec détermination pour la protection des acquis démocratiques et les principes fondant la République», a indiqué le coordonnateur du Collectif des Organisations pour la Défense des Droits à l’Energie (CODDAE), qui n’a pas caché par ailleurs sa grande surprise. Au moment où les hommes de bonne volonté s’attendaient à des mesures d’apaisement susceptibles d’encourager au consensus national, poursuit le CODDAE, «la réaction épidermique des autorités du Niger et le recours sans discernement à de telles mesures faites d’arrestation et de musellements de toute voix contraires à celles des officiels ne peut que nous pousser à nous poser des questions sur les vraies intentions des inspirateurs de telles mesures». Selon cette organisation très active dans la défense de la démocratie, à travers cette déclaration sur la situation assez préoccupante de notre pays, les membres du FUSAD n’ont fait seulement que leur devoir et exprimé leur opinion en tant que citoyens et en tant que patriotes conformément aux objectifs qu’ils se sont fixés. «Les pouvoirs publics se doivent de respecter les droits et libertés des citoyens tels que stipulés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et éviter de recourir de façon inconsidérée à la répression systématique et à la privation des libertés des citoyens pour un oui ou pour un non, si tant est que leur intention réelle n’est pas de faire subir aux nigériens des humiliations, des brimades et des traitements infamants et avilissants», conseille Moustapaha Kadi, président de ladite organisation. Il a aussi indiqué que «Dans ce climat de psychose et de lendemain incertain dans lequel vivent les Nigériens, le sens de la responsabilité impose à tous, d’éviter tout acte à caractère arbitraire et injuste». Le CODDAE a exigé «la relaxe immédiate de Marou Amadou, Vice Coordonnateur du CODDHD et Porte Parole du FDD afin d’éviter tout procès qui pourrait être considéré par l’opinion nationale et internationale comme une simple mise en scène destinée à mettre en garde tous ceux qui comme Marou Amadou refusent d’adopter la pensée unique afin d’user pleinement des droits que leur reconnaissent les textes fondamentaux». Le Conseil Exécutif du FUSAD qui s’est réuni en début de semaine a martelé les mêmes propos qui ont provoqué le courroux des plus hautes autorités. D’autres déclarations ont suivi, notamment celles de la CFDR et du CODDH, pour condamner cette arrestation et exiger la libération de leur camarade. Accrochage devant le palais de justice Le mardi 11, aux environs de 10 Heures, plus d’un millier de personnes soucieuses de la défense des acquis démocratiques ont pris d’assaut le Tribunal Hors classe de Niamey pour assister à l’audience publique. Mais ce n’est pas sans se heurter à la farouche résistance opposée par des éléments de force de défense et de sécurité. L’insistance des uns et des autres à rentrer dans la cour du tribunal a donné lieu à un violent accrochage, à l’issue duquel on a dénombré quelques blessées parmi les civiles, dont un confrère du Journal «Opinions», qui y a effectué le déplacement dans le cadre du reportage, et qui a eu une fracture au poignet droit. Selon Issoufou Sidibé de la Confédération des Travailleurs du Niger (CDTN), le jugement de l’affaire Marou a même été interrompu, du fait de l’intensité du gaz lacrymogène qui s’est répandu jusque dans la salle de l’audience. Du procès équitable à l’enlèvement extrajudiciaire A l’issu de ce procès, Marou Amadou a été relaxé par le juge pour vice de procédure. Seulement voilà, au moment où ce dernier attendait la décision de la levée d’écrou, des individus non identifiés habillés en tenue militaire et armés firent irruption dans les locaux de la maison d’arrêt de Niamey, et l’ont transporté à bord d’un véhicule 4x4 pour une destination inconnue. Selon son avocat Me Marc Lebihan, témoin oculaire de cette scène, cet acte est n’est ni plus ni moins qu’un enlèvement car le procureur, a-t-il laissé entendre, n’a pas fait appel de la décision du juge à l’instant où son client a été enlevé. Me Marc Lebihan a dit ne pas savoir d’où l’ordre de son enlèvement est parti, avant d’ajouter qu’il craint pour l’intégrité physique de son client. Hier mercredi 12 août, l’avocat de Marou Amadou, a affirmé que l’état de santé de son client est incompatible avec tout interrogatoire. Un médecin certificat médical aurait établi des traces de traumatisme et contusion chez Marou Amadou. Au cours d’un point de presse animé par certains (suite page 6) Déclaration des organisations socioprof essionnelles des médias socioprofessionnelles Depuis le lancement du projet référendaire en vue de l’adoption d’une nouvelle Constitution, les journalistes nigériens du secteur privé exercent leur métier dans des conditions extrêmement difficiles : plaintes, interpellations, garde à vue, emprisonnement, menaces, agression physique etc. La tenue du référendum constitutionnel, le 04 août 2009, a encore aggravé ces conditions car, aux assauts récurrents des tenants du pouvoir s’ajoutent désormais les frondes des partisans de l’opposition. Dans un tel contexte, le risque est grand de voir les protagonistes politiques se tromper lourdement d’adversaire, prenant pour cible principale les médias et les journalistes qui ne font pourtant que leur travail, celui de garantir le droit des citoyens à une information plurielle. Les derniers développements de la situation sont particulièrement préoccupants : 1-M. Abdoulaye Tiémogo, Directeur de publication de l’hebdomadaire «Le Canard Déchaîné» est actuellement détenu à la prison civile de Niamey. Initialement poursuivi pour diffamation par Ibrahim Hamidou et consorts, notre confrère a été gardé à vue pendant 04 jours au commissariat central de Niamey suite à une 2ème plainte pour diffamation déposée contre lui par M. Lompo Garba, actuel ministre de la justice. Il sera finalement inculpé le 05 août 2009, pour «jet de discrédit sur une décision de justice» et mis sous mandat dépôt, suite à une troisième plainte déposée contre lui par le ministère public. Il sera jugé demain mardi 11 août 2009. 2-Dans un point de presse qu’il a animé dans la matinée du jeudi 06 août 2009, M. Albadé Abouba, ministre l’Etat chargé de l’Intérieur, de la sécurité publique et de la décentralisation, a sévèrement mis en garde les médias nationaux et étrangers qui prennent du plaisir, selon lui, à dénigrer le Niger et ses institutions. Cette mise Roue de l’Histoire n° 468 du 12 Août 2009 en garde fait suite à la diffusion par plusieurs correspondants de médias étrangers et leurs relais nationaux, de reportages relatifs au faible taux de participation, dans certaines zones, au référendum constitutionnel du 04 août. Le ministre Albadé Abouba a menacé de sanctionner tout organe de presse qui continuera à mettre en doute la version officielle des résultats du référendum constitutionnel. 3-Le jeudi 06 août toujours, M. Idi Baraou, correspondant de la BBC au Niger, a été violemment pris à partie par des militants de l’opposition, alors qu’il couvrait la conférence de presse des dirigeants de la CFDR au siège du CDS-Rahama. Au cri de «tu es tazartchiste, tu n’as pas ta place ici», les jeunes militants de l’opposition accusent sans fondement notre confrère d’avoir fait la part belle au pouvoir dans le cadre du traitement de l’information relative aux opérations électorales du 4 août pour le compte de BBC. Le jour même du scrutin, M. Idi Baraou a reçu plusieurs messages et coups de fil injurieux anonymes. Face à cette situation, les organisations socioprofessionnelles des médias : -Dénoncent le caractère mouvant des plaintes contre Abdoulaye Tiémogo, qui dénote une volonté farouche du pouvoir à l’emprisonner coûte que coûte ; -Exigent la libération immédiate et sans condition de Abdoulaye Tiémogo et l’arrêt de toutes les poursuites fantaisistes contre les autres directeurs de publication ; -Fustigent les menaces proférées par le ministre d’Etat chargé de l’intérieur à l’endroit de la presse nationale et étrangère dans le but d’entraver le libre exercice du métier de journaliste et le droit du public à l’information ; -Condamnent vigoureusement l’agression physique de Idi Baraou par les militants de l’opposition qui dénote une forme d’intolérance ; -Interpellent les leaders politiques du pouvoir comme de l’opposition et les acteurs de la société civile à éviter l’amalgame qui consiste à considérer les médias comme leurs adversaires ou leurs supplétifs et attirent leur attention sur leur devoir de garantir la sécurité des journalistes qui couvrent leurs activités. -Appellent les journalistes à ne pas céder aux intimidations et à travailler en respectant les règles d’éthique et de déontologie qui régissent leur métier. Par ailleurs, les organisations socioprofessionnelles des médias ont appris l’interpellation ce lundi matin, à 6 heures, à son domicile, de Marou Amadou, le président du Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques (FUSAD) par des éléments de la police judiciaire, suite à une déclaration dudit front commémorant les dix ans de la Constitution du 9 août 1999. Les organisations socioprofessionnelles des médias dénoncent cette interpellation et apportent leur soutien à Marou Amadou. Fait à Niamey le 10 août 2009 Ont signé : - RJDH; - ANEPI; - UJPN; -UPF Niger - Syntrapresse; - APRTPN; - ARTI; RNJIT; - RJDDL COMMUNIQUE DE PRESSE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DU DANEMARK Le Niger : Une Démocratie sous menace Contrairement à la décision de la Cour Constitutionnelle, le Président Tandja Mamadou du Niger a, le 4 août dernier forcé un référendum sur une nouvelle constitution dans le but de se maintenir au pouvoir. Les résultats du référendum ne sont pas encore connus, mais l’UE a déjà pris ses distances par rapport à cette tentative de saper les institutions démocratiques au Niger tels que le Parlement et la Cour Constitutionnelle. Le Ministre danois de la Coopération au développement, Madame Ulla Tørnaes déclare : ‘’Les efforts du président Tandja, pour se maintenir au pouvoir au Niger par la dissolution du parlement, en ignorant les décisions de la Cour constitutionnelle, et en organisant, le référendum pour ne nouvelle constitution, nous préoccupent beaucoup. Le Danemark et les autres Etats membres de l’UE ont émis des protestations contre le gouvernement nigérien. L promotion de la démocratie et la bonne gouvernance est une pierre angulaire de la coopération danoise de l’aide au développement, et nous considérons le revers démocratique dans nos pays partenaires avec une grande inquiétude. Notre coopération avec le Niger sur la lutte contre la pauvreté sera nécessairement affectée par le non respect des principes démocratiques fondamentaux. A travers l’Union Européenne, ainsi que sur le plan bilatéral, nous avons souligné notre profonde préoccupation face à ces développements et nous allons poursuivre le dialogue afin de faire pression sur le gouvernement pour le retour à la démocratie dans le cadre prévu par la Constitution du Niger. En outre, j’ai décidé de mettre en attente le projet de la nouvelle phase du programme eau planifié pour le Niger. Un développement nouveau et plus positif sera nécessaire pour la poursuite de la coopération danoise au développement comme par le passé’’. 5 NATION La CFDR annonce la réhabilitation de l’Assemblée REFERENDUM Nationale dissoute le 24 août prochain Les choses ne semblent pas se tasser après le référendum du 04 août 2009 considéré comme illégal par la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République qui, dans sa déclaration du 11 août 2009 considère comme nulles et de nuls effets toutes les décisions anticonstitutionnelles prises par le Président de la République. Une déclaration qui annonce la radicalisation du front opposé au référendum de Tandja, fort du soutien du «peuple nigérien qui a répondu massivement à l’appel de la CFDR en refusant à plus de 95% de s’associer à cette aventure sans lendemain». La déclaration du 11 août 2009 annonce aussi des lendemains tumultueux et incertains. La CFDR envisage des actions pour les 19, 20 et 21 août sur l’ensemble du territoire national. Elle entend aussi réhabiliter l’Assemblée Nationale dissoute à compter du 24 août 2009. Toute chose qui augure des tensions certaines au vu de la campagne d’arrestations et d’intimidations engagée par le pouvoir de Tandja à l’endroit des opposants pour asseoir son référendum. Déjà, relève la CFDR, des citoyens sont illégalement arrêtés dans le cadre de la lutte pour le retour à l’ordre constitutionnel normal et détenus, notamment à Dosso, Birnin Gaouré, Koutoukalé, Zinder, Tahoua et Niamey. A ceux-là s’ajoute l’arrestation le lundi 10 août 2009 de M. Marou Amadou, porte-parole du FDD, auquel la CFDR exige sa libération immédiate et sans conditions. (lire la déclaration de la CFDR du 11 août 2009) sultats du scrutin illégal du 04 août 2009. Sinon comment comprendre l’annonce tambours battants, d’un fort taux de participation alors que les bureaux de vote sont restés déserts sur l’ensemble du pays ? Désormais, avec le désaveu cinglant à lui infligé par plus de 95% du peuple nigérien, Tandja Mamadou a perdu toute légalité et toute légitimité, aussi bien au plan national qu’international. La situation ainsi créée par Tandja Mamadou vaut déjà à notre pays la suspension de l’aide budgétaire de son principal partenaire au développement, à savoir l’Union européenne. Elle expose aussi de manière dangereuse le Niger à un isolement économique et diplomatique total sur la scène internationale ainsi qu’à un assèchement des ressources extérieures si indispensables à son développement socioéconomique. Pour éviter à notre pays le naufrage auquel le conduisent le Chef de l’Etat et les tenants du Tazartché, le peuple nigérien se trouve dans la position légale et légitime de rejeter toutes les décisions prises par Tandja Mamadou en violation des dispositions de la Constitution du 09 août 1999. Aussi, la CFDR : 1- déclare solennellement que seule la Constitution du 09 août 1999 est et demeure en vigueur au Niger ; 2- déclare la réhabilitation à compter du 24 août 2009, de l’Assemblée Nationale dissoute du fait du refus de M. Mamadou Tandja d’organiser des élections législatives anticipées prescrites par l’Article 48 de la Constitution. Par conséquent, la CFDR ne prendra part à aucune élection organisée en dehors de la Constitution du 09 août 1999 ; 3- exige la restauration de la Cour Constitutionnelle illégalement dissoute ; 4- rappelle à l’ensemble des citoyens nigériens, civils comme militaires, qu’ils ont l’obligation de respecter en tous lieux et en toutes circonstances, les dispositions de la Constitution du 09 août 1999 ; 5- appelle le peuple nigérien à se mobiliser et à soutenir massivement les actions prévues les 19, 20 et 21 août 2009 sur l’ensemble du territoire national ; 6- dénonce l’arrestation le lundi 10 août 2009 de M. Marou Amadou, porte parole du FDD, son inculpation fantaisiste pour «atteinte à la sûreté de l’Etat», sa détention à la prison civile de Niamey et exige sa libération immédiate et sans conditions ; 7- exige la libération de tous les autres citoyens illégalement arrêtés dans le cadre de la lutte pour le retour à l’ordre constitutionnel normal et détenus notamment à Dosso, Birni N’gaouré, Koutoukalé, Zinder, Tahoua et Niamey. Vive la République ! Vive la CFDR ! Fait à Niamey, le 11 août 2009. (suite de la page 5) La Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR) réunie ce jour 11 août 2009, a procédé à un examen approfondi de la situation politique nationale, et a noté, en particulier, la débâcle du mouvement «Tazartché» à l’issue du référendum illégal que revêt sa lutte, celle-ci jouit également d’une extraordinaire légitimité populaire. A l’issue de cette réunion, la CFDR fait la déclaration suivante : L’opinion nationale et internationale a été témoin que le 4 juillet 2009, le Front pour la Défense de la Démocratie (FDD), le Front pour la République et la Démocratie (FRD), le Mouvement pour la Défense de la Démocratie et de la République (MDDR) et l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) ont rendu publique une déclaration consacrant la création de la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR). Au terme de ladite déclaration, la CFDR décidait : -de considérer comme nulles et de nuls effets, toutes les décisions anticonstitutionnelles prises par le Président de la République ; -d’intensifier la lutte par tous les moyens légaux pour faire échec au référendum du 04 août 2009. Elle invitait également tous les Nigériens convaincus du danger que le Chef de l’Etat fait courir à notre pays, à se mobiliser et à se tenir prêts pour répondre à ses mots d’ordre. Dans cet ordre d’idées, la CFDR a tenu une conférence de presse le 06 août 2009, au cours de laquelle elle constatait le rejet du projet autocratique de Monsieur Tandja Mamadou,clairement exprimé par le peuple nigérien à travers le boycott massif du scrutin du 04 août 2009. En effet, le peuple nigérien a répondu massivement à l’appel de la CFDR en refusant à plus de 95% de s’associer à cette aventure sans lendemain. Dans ce désaveu cinglant infligé par l’écrasante majorité du peuple nigérien au projet de Tandja Mamadou, la seule et unique issue qui s’impose à lui est et demeure le retour à l’ordre républicain normal tel que défini par la Constitution du 09 août 1999 ; et ce par l’annulation de toutes les décisions illégales prises et de tous les actes anticonstitutionnels posés. Aujourd’hui, après les résultats provisoires annoncés par la CENI, l’on constate que le Chef de l’Etat et les thuriféraires du «Tazartché» n’ont pas l’intention de tirer cette leçon qui s’impose à eux. En effet, après avoir violé la Constitution et trituré les lois et règlements de la République, ils viennent de commettre le sacrilège suprême : le viol de la souveraineté du peuple par le travestissement honteux des réleaders de la CFDR, Bazoum Mohamed vice-président du PNDS a soutenu que Marou Amadou est victime de torture morale et sévices (…) car il lui aurait été demandé de baisser la tête et assis à même le plancher du véhicule qui le transportait et ce pendant plusieurs allers-retours entre Niamey et la prison de Haute sécurité de Koutoukalé. Selon Mohamed Bazoum, durant cette épreuve Marou Amadou n’a ni bu de l’eau, ni mangé. Aux environs de 22 6 Heures, il a ensuite été ramené à la prison civile de Niamey avant d’être transféré de nouveau dans les locaux de la police judiciaire. Il est poursuivi cette fois-ci pour ‘’Administration d’association non déclarée’’. Selon un des défenseurs de droit de l’Homme que nous avons interrogé, le FUSAD compte aussi porter plainte pour «torture et séquestration». Lamine SOULEYMANE DU 4 AOUT 2009: La France lâche du lest ! ‘’Avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne, la France a toujours marqué son attachement au respect des acquis démocratiques et du cadre constitutionnel. Elle ne peut que prendre note des résultats du référendum du 4 août et de l’adoption d’un nouveau texte constitutionnel. Nous appelons le président Tandja à renouer le dialogue avec l’ensemble des forces politiques et à prendre tous les engagements nécessaires pour que le Niger retrouve rapidement un cadre constitutionnel et démocratique. Nous serons très attentifs à l’organisation prochaine d’élections législatives qui doivent être transparentes, justes et démocratiques.’’ Ainsi s’exprimait le sous-directeur de la presse du ministère des Affaires Etrangères et Européennes au point de presse électronique du 10 août 2009, soit six (6) jours seulement après le référendum constitutionnel du 04 août 2009 jugée illégal La France de Sarkozy a-t-elle déjà consommé le référendum constitutionnel du Président Mamadou Tandja? C’est la question que l’on est en droit de se poser au regard du bond spectaculaire effectué par la France dans ses positions par rapport à la crise politique au Niger. Jusqu’au jour du référendum du 04 août, la France, se ralliant à la position de l’Union Européenne déclarait que ‘’les décisions récentes du Président Tandja constituent des atteintes répétées à la démocratie. Elles se situent en dehors du cadre constitutionnel et menacent de fragiliser durablement les institutions du Niger’’. ‘’Les évènements politiques récents au Niger sont en contradiction avec les principes essentiels de l’Accord de Cotonou et font donc nécessaire- ment courir le risque de la suspension de la coopération communautaire au titre de l’article 96’’affirmait le porte parole adjoint du Ministère Français des Affaires Etrangères et européennes. Légère évolution une semaine après le référendum du 04 août, au moment où la tempête est encore vive, le Quai d’Orsay ‘’prend note des résultats du référendum du 4 août 2009’’. Acte déjà consommé par rapport auquel il faut tourner la page. Tel a été perçu le message dans certains milieux de l’opposition au référendum. En parlant de ‘’ renouer le dialogue avec l’ensemble des forces politiques et à prendre tous les engagements nécessaires pour que le Niger retrouve rapidement un cadre constitutionnel et démocratique’’ et de ‘’l’organisation prochaine d’élections législatives’’ la distance est relativement longue entre la déclaration du 04 et celle du 10 août 2009 qui donne l’impression que la France a tourné le dos à ses déclarations antérieures du ‘’respect des décisions de la Cour Constitutionnelle’’ dissoute. Pas du tout bon signe pour la France de Sarkozy, symbole de la liberté, de l’égalité et de la fraternité et surtout porteuse des valeurs de la Démocratie et des droit de l’Homme, à qui une certaine opinion attribuait à tort ou à raison des intentions de conserver à tout prix ses ‘’intérêts stratégiques au Niger’’, même au prix du bafouage des principes démocratiques et de l’Etat de droit. Mauvais signe aussi pour les opposants qui fondent beaucoup d’espoir sur la pression extérieure surtout quand on sait que cette position de la France peut influencer considérablement celle de l’Union Européenne. Laoual Sallaou Ismaël Zain enregistre des résultats impressionnants pour le 1er semestre 2009. Le groupe Zain, opérateur leader de téléphonie mobile, présent dans 24 pays en Afrique et au Moyen-Orient, est heureux d’annoncer ses résultats financiers pour le premier semestre 2009 (au 30 Juin 2009). Ceux-ci indiquent une croissance impressionnante de revenus comme le montre les indicateurs clés de performance. Pour le premier semestre 2009, Zain enregistre des revenus consolidés impressionnants de 1,16 milliard de dinars (4,014 milliards de dollars), soit une augmentation de 24,1 % comparé au 1 semestre 2008. L’EBITDA consolidé augmente de 46,3 % pour la même période pour atteindre 512,2 millions de dinars (soit 1,77 milliard de dollars). Le profit net consolidé atteint 154,5 millions de dinars (533,5 millions de dollars) soit une augmentation de 4,4 % comparé au 1er semestre 2009. Les gains par actions pour les 6 premiers mois sont de 0,14 dollars. La croissance continue de la base clients Zain sur les deux continents où le groupe opère, se chiffre à 37 %, représentant 69,5 millions de clients actifs gérés au 30 Juin 2009. Le PDG du Groupe, Dr Saad El Barrak commente : « Malgré l’environnement difficile, conséquence de la crise économique mondiale, les fluctuations des devises et la compétition dans les marchés où nous opérerons, sans oublier les investissements importants pour élargir le réseau, le groupe a pu réaliser des revenus et profits intéressants et réalistes pendant les 6 premiers mois. Ceci témoigne de l’excellent fonctionnement et de l’efficacité de nos services dans toutes nos opérations en Afrique et au Moyen-Orient. Celui-ci ajoute, « la nature et la croissance du revenu net au 1er semestre 2009 sont impressionnants si on prend en compte qu’à la même période en 2008, nous avons enregistré un profit important de 26,6 millions de Dinars (99 millions de dollars) grâce à l’introduction en bourse de notre opération en Zambie et en dépit d’une perte en change de 31,3 millions de dollars (108.8 millions de dollars). Ceci indique que la croissance nette totale du revenu dans l’ensemble de nos opérations dépasse de loin les 4,4%. Avec la stabilisation de la fluctuation monétaire dans nos opérations en Afrique, nous espérons obtenir de meilleurs résultats financiers pour le second semestre 2009. Dr Saad Al Barrak a tenu à souligner que durant ces dernières années, Zain a investi énormément dans l’amélioration et l’élargissement de son réseau sur les 2 continents, en offrant des services tels que le ‘Réseau Unique’. Cet investissement a contribué à la croissance de sa base de clients ainsi que celle de ses revenus. « Nous espérons obtenir des revenus considérables en 2009 mais aussi dans les années à venir, surtout avec le Réseau Unique qui est un service innovant et attrayant pour la clientèle et qui joue un rôle vital dans notre croissance » a-t-il ajouté. De plus, la société a récemment lancé le programme «Drive 11». Celui-ci verra Zain se concentrer sur les services à la clientèle ainsi que les activités commerciales. Certaines fonctions secondaires seront déléguées à des partenaires stratégiques. Ce programme se traduira par d’importantes économies et permettra à Zain d’être plus efficace et d’offrir des services avec un rapport qualité prix optimal. Ceci est déjà le cas de Zain Nigeria qui a récemment externalisé certaines de ses fonctions à Ericsson. Ce dernier s’occupe désormais de la gestion d’une grande partie de son réseau et ses opérations sur le terrain, son réseau sans fil et ses systèmes de soutien opérationnel. Ericsson offre ainsi ses services à plus de 4 000 sites à travers le Nigeria. « Nous espérons que ‘Drive11’ améliorera notre marge opérationnelle de 5 % durant les 12 prochains mois, et qu’il donnera à la société l’élan nécessaire pour saisir les futures opportunités de croissance dans les marchés ou nous sommes présents » a conclut Dr Al Barrak. Roue de l’Histoire n° 468 du 12 Août 2009 NATION SYMPOSIUM SUR LA GOUVERNANCE ET LES TRANSITIONS POLITIQUES EN AFRIQUE DE LL’OUEST ’OUEST : Le Cas du Niger Nicon Luxury, Abuja, le 31 Juillet et 1er août 2009. DECLARATION D’ABUJA Nous, représentants des Organisations de la Société civile de l’Afrique de l’Ouest, ·Préoccupés par le démantèlement de tout un système démocratique que le Niger, après des décennies d’instabilité, a réussi à mettre en place ; ·Conscients des germes anti-démocratiques, autocratiques et totalitaires que recèle le projet de constitution prévu pour être adopté le 4 Août 2009, à travers référendum anti constitutionnel visant à consacrer une hyper concentration de tous les pouvoirs entre les mains du seul Président de la République; ·Convaincus que ce projet est au surplus une violation grave du protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO, signé et ratifié par le Niger; ·Soucieux des dangers qui planent sur le Niger avec le durcissement des positions des partisans du Tazartché (continuité en Haoussa) et celles des forces opposées au référendum anti constitutionnel visant à maintenir le Président Tandja au-delà de la durée légale de son mandat; ·Déterminés à nous opposer à toute forme de manipulation constitutionnelle en vue de perpétuer le règne de régimes clientélistes et prédateurs à la tête des Etats africains; ·Déterminés à faire échec à ce funeste projet qui, s’il devait prospérer, marque un recul grave de la démocratie en Afrique; ·Convaincus que ce projet est de nature à provoquer un conflit ouvert au Niger, aux répercussions certaines sur la stabilité de la sous région ouest africaine; ·Persuadés que le but de ce projet n’est rien d’autre que la défense et la préservation d’intérêts strictement privés; réunis à Abuja les 31 juillet, 1er août 2009 pour un symposium régional sur la gouvernance et les transitions politiques en Afrique: cas du Niger , avec le soutien de OSIWA: 1.Dénonçons l’entreprise de démolition des institutions démocratiques de la République du Niger ; 2.Exigeons le rétablissement de l’ancienne Cour Constitutionnelle illégalement dissoute par le président Tandja Mamadou ; Le Symposium fait les recommandations suivantes: ·Que le Président Umaru Musa Yar’Adua, en sa qualité de Président de l’Autorité des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), intervienne à temps et avec un message clair, sans équivoque pour mettre un terme aux violations graves perpétrées contre la Constitution de la République du Niger en demandant au président Mamadou Tandja de renoncer à toutes les actions menant à l’organisation du referendum, à la prolongation de son mandat et d’ouvrir un espace de dialogue véritable; ·Que le Dr. Mohamed Ibn Chambas, en sa qualité de président de la Commission de la CEDEAO déclare en évoquant les dispositions du protocole additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance qui rejettent et condamnent tout gouvernement de l’espace communautaire qui ne soit pas passé par les voies démocratiques et constitutionnelles. Il devra exiger la conformité des actes avec les dispositions qui sont contenues dans le protocole ; ·Que le Dr. Mohamed ibn Chambas, en sa qualité de Président de la Commission de la CEDEAO, sans délai, fasse une déclaration pour dire que le referendum est anticonstitutionnel, non démocratique et inacceptable au regard des principes et valeurs contenus dans le Traité Révisé et le protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance ; ·Que le parlement de la CEDEAO prenne des actions pour le retour à l’ordre constitutionnel par le rétablissement de l’Assemblée nationale de la République du Niger dissoute ; ·Que le Président de l’Union Africaine, sous la direction du Président Mouammar Ghadafi, intervienne pour empêcher la destruction de la constitution et des acquis démocratiques en République du Niger ; ·Que le président Mouammar Ghadafi, en sa qualité de Président de L’union Africaine dont l’Acte constitutif rejette et recommande la suspension de tout gouvernement qui ne soit pas passé par les voies constitutionnelles et démocratiques pour accéder au pouvoir, déclare les décisions du Président Tandja non constitutionnelles et annule la dissolution de toutes les institutions et la suspension des processus démocratiques en République du Niger ; ·Que le président de la Commission africaine des Droits de l’homme et des Peuples intervienne pour arrêter le climat d’intimidation et de harcèlement à l’endroit de tout citoyen opposé au referendum du président Tandja ; ·Que le président Mamadou Tandja respecte la constitution de la République du Niger et se fasse le devoir de protéger ainsi que de promouvoir la démocratie, l’Etat de droit et les droits humains tels que prévus par le Protocole additionnel de la CEDEAO, la Charte de l’UA et la Déclaration de Bamako qui lient l’Etat du Niger ; ·Que le président Mamadou Tandja soit tenu responsable, de par la Constitution, les instruments juridiques régionaux et internationaux, de toute escalade de violence dans la crise au Niger ; ·Que la Communauté internationale et les partenaires au développement du Niger trouvent des sanctions ciblées contre le Président Tandja et son Gouvernement au cas où il ne revenait pas à l’ordre constitutionnel normal ; ·Que la Société civile et les Medias de l’Afrique de l’ouest continuent de soutenir ceux qui travaillent à l’avènement d’une démocratie véritable ; ·Que soient reconnus le courage et détermination du peuple nigérien dans cette période de crise et que l’appel leur soit lancé pour qu’ils restent déterminés dans cette résistance face aux ambitions antidémocratiques du Président Tandja et de son Gouvernement ; Fait à Abuja le 1er août 2009. Pour le SYMPOSIUM Ont signé : For the SYMPOSIUM Dr Jibrin Ibrahim Prof Oumar Ndongo Prof Alioune Tine Vice Président du FOSCAO SG du FOSCAO Président de la RADDHO REPUBLIQUE DU NIGER MINISTERE DE L’EQUIPEMENT COMITE DE COORDINATION DU 2ème CELLULE TECHNIQUE RESTREINTE PROJET DE CONSTRUCTION DU DEUXIEME PONT SUR LE FLEUVE NIGER A NIAMEY Financement : Budget d’Investissement du Niger AVIS DE MANIFEST ATION D’INTERET N° 2009/006/CC/DRFM (REPORT) MANIFESTA Objet : Sollicitation de manifestation d’intérêt pour la Sélection d’entreprises chargées de la réalisation des travaux d’aménagement du site de relocalisation de Saguia. 1. Le Gouvernement de la République du Niger a décidé de construire un deuxième pont sur le fleuve Niger à Niamey. Il a sollicité et obtenu l’appui de la République Populaire de Chine pour la réalisation de ce projet. Dans le cadre du partenariat, le Gouvernement nigérien doit, en contrepartie, mettre à la disposition de l’entreprise tous les terrains nécessaires pour la réalisation des travaux. Cette opération engendrera le déplacement de populations touchées par la construction de ce grand ouvrage d’utilité publique. Dans le cadre de l’aménagement du site de recasement sis au village de Saguia dans la Commune V de Niamey, le Ministre de l’Equipement lance le présent avis de manifestation d’intérêt pour la sélection des entreprises BTP intéressées par lesdits travaux. A l’issue de cette manifestation, une liste restreinte d’entreprises sera établie. 2. Les travaux à exécuter sont les suivants : - L’aménagement du site ; - La construction de 2785 m de voirie principale ; - La construction d’équipement socio-éducatif (jardin d’enfants, mosquée, place marchande) ; Les travaux sont repartis en deux lots : - Lot N°1 : L’aménagement du site qui comprend l’aménagement et la construction de 2784 mètres linéaires de voirie ; - Lot N°2 : La construction d’équipements scocio-éducatifs comprenant : un jardin d’enfants de trois salles de classes + un bureau-magasin, une mosquée, des sanitaires (Latrines publiques) et une place marchande. 3. Le Ministre de l’Equipement invite les candidats admissibles (entreprises de 2ème catégorie en BTP et plus) à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Les entreprises intéressées doivent fournir les informations indiquant qu’elles sont qualifiées pour exécuter les services demandés. Les entreprises peuvent s’associer pour renforcer leurs compétences respectives. 4. Les entreprises seront sélectionnées en accord avec les procédures nationales (DAO Travaux). Elles doivent fournir les documents suivants (liste non exhaustive) : - Agrément national, Roue de l’Histoire n° 468 du 12 Août 2009 - Attestations ou certificats de l’administration fiscale et parafiscale indiquant qu’elles sont en règle à la date de dépôt fixée par le présent avis, - Références techniques concernant l’exécution de contrats analogues avec attestations de bonne fin des marchés exécutés, - Capacités techniques (matériels en sa possession et le personnel permanent de l’entreprise), - Disponibilité du personnel compétent à affecter au chantier et possédant l’expérience de travaux similaires, - Capacité de mobilisation financière (Chiffres d’affaires de trois années et attestation bancaire), - Et tout autre document jugé nécessaire par le postulat pour justifier ses capacités à exécuter les travaux. 5. Les entreprises intéressées peuvent obtenir des informations supplémentaires au sujet des travaux à l’adresse mentionnée ci-dessous aux heures suivantes : du lundi au jeudi de 8 heures 30 à 16 heures et le vendredi de 8 heures 30 à 12 heures au Secrétariat du Comité de coordination et de la Cellule Technique Restreinte chargée de la supervision et du suivi régulier des travaux du 2ème pont sur le fleuve Niger à Niamey, sis au 2 ème étage du Ministère de l’Equipement. BP : 405 Niamey, NIGER Téléphone : (227) 20 73 53 57 ; Fax : (227) 20 72 21 71 6. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées en trois (3) exemplaires dont un original et deux (2) copies, à l’adresse mentionnée ci-dessous au plus tard le 17 août 2009 à 9 heures 30 minutes. L’ouverture des offres est prévue le même jour (17 août 2009) à 10 heures en séance publique, en présence des soumissionnaires intéressés. Direction des Ressources Financières et du Matériels du Ministère de l’Equipement Division des Marchés, BP 403 Niamey Tél : (00227) 20 73 53 57 Fax : (00227) 20 72 21 71 La Ministre de l’Equipement pi Mme Aissa Diallo Abdoulaye 7